Je reviens tout juste du Bas-St-Laurent. La mère de ma meilleure est décédée lundi et je suis allée dans ma ville natale pour les funérailles.
Pauvre chouette, je ne sais pas pourquoi, mais lorsque je regardais les 2 soeurs et le frère là, seuls en avant avec leurs conjoints, je pensais aux 3 enfants que je connaissais. Je les trouve bien bon de passer à travers cette épreuve ensemble. Leurs parents étaient séparés depuis plus de 15 ans, donc le père est venu aux funérailles, mais il n'a pas aidé à tout organiser. J'ai aussi trouvé ça triste qu'il n'y avait pas d'enfant présent. Mon amie n'a pas d'enfant, sa soeur non plus. Leur frère a un tout petit bébé, donc ce n'était pas possible de l'amener. Des enfants auraient montré une continuité, une nouvelle vie malgré la mort.
Dans la société actuelle, nous allons, je pense, voir de plus en plus de funérailles du genre. Les grandes maladies sont de plus en plus présentes, et même si nous essayons fort de les combattre, des jeunes retraités vont décéder. C'est le cycle normal de la vie. Toutefois, de plus en plus de jeunes devront affronter leur premier décès seuls, sans avoir un deuxième parent à leur côté, ni d'enfant pour les supporter. C'est vide. Un grand trou de support pour ceux qui doivent affronter le deuil.
J'étais bien triste pour mon amie, qui perd sa mère a 60 ans. C'est jeune aujourd'hui, 60 ans. C'est l'âge qu'on imagine prendre sa retraite, enfin arriver au bon temps. Sa maman n'a pas eut la vie facile ces dernières années. Elle est tombée malade, entre autres de la sclérodermie, puis du parkinson. Plusieurs maladies se sont succédées, en un temps record. Son décès a peut-être été une délivrance pour elle; ou encore lui empêcher de se rendre à l'évidence. Elle n'avait pas encore accepté ses maladies et le constat d'invalidité qui allait bientôt lui être décerné.
Mais tout de même. Je préfère me rappelle d'elle comme de la maman cool à mon amie. Celle qui était une épicurienne totale, même sans argent. Celle pour qui le fleuve, un coucher de soleil, et une coupe de vin rimait avec extase, avec toutes les beautés du monde. Celle qui dégustait un homard avec appétit, même malade. Celle qui aimait la plage, même à -30 celcius.
Samedi, le ciel était parfait, la luminosité sublime et la vue de l'Église de Notre-Dame-du-Portage : indescriptible. Je m'essayerai quand même demain. Pour l'instant, je pense à Lison et à mon amie, encore si seule dans notre petite ville d'enfance.
lundi 8 février 2010
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1 commentaires:
La solitude est grande quand on a pas quelqu'un à ses côtés, un parent, un enfant. Mais quelques fois, des miracles surviennent, ça rapproche des familles.
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